Fils d’ouvrier agricole et aîné d’une famille de sept enfants, Gustave Cahoreau est né le 16 août 1929 à Néau. Une méningite, à l’âge de sept ans, et la Seconde Guerre Mondiale vont profondément marquer son enfance. A treize ans, il est placé comme domestique dans des fermes.

         En 1963, son père meurt accidentellement. Peu de temps après, il commence à ramasser des pierres et des racines aux formes étranges. Après que l’instituteur du village lui ait offert un livre sur l’Art Nègre, il amorce une série de sculptures sur du bois de récupération (chevrons, rayons de roues de charrette, etc.). Il va produire une quantité importante de totems et de profils de femmes africaines. Il en donnera un grand nombre au cafetier ou à l’épicier du village, en échange d’un verre de cidre ou d’un paquet de gâteaux… Il réalise également des dessins au pastel et au feutre, dessinant inlassablement le même personnage en costume-cravate, coiffé d’un chapeau haut-de-forme aux mains tendues, paumes ouvertes ; des femmes africaines aux lèvres sensuelles et aux coiffures crénelées. Parfois, il représente des chats. Tous les dessins comportent des inscriptions dont certaines évoquent les signes calligraphiques asiatiques et sa signature, en lettres minuscules.

         En 1998, il s’installe à la maison de retraite d’Evron, en Mayenne. Depuis 2010, n’ayant plus la force de sculpter, il continue à dessiner assidûment. Son œuvre est présente dans la collection de l’Aracine au Lam Lille Métropole, à La Fabuloserie à Dicy, dans la Collection Neuve Invention à Lausanne, au musée d’Art Naïf Anatole Jakovsky à Nice, et dans la Collection Création Franche à Bègles.

Publications

– Revue « Création Franche » N° 21, Janvier 2002
– Catalogue « Collection Création Franche – 1989-2010 », Septembre 2010
– Catalogue « Côtes Ouest », Juin 2014

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Cahoreau, Gustave