
En 2026, le musée de la Création Franche a acquis deux tapisseries d’Alicia Lasne, un achat et un don.
Alicia Lasne crée par nécessité intérieure : « Lorsque je brode, je rétablis en moi, la sécurité dont j’ai besoin pour ne pas sombrer. Comme une vérité, un langage pictural qui m’est propre et authentique, je rétablis l’ordre dans le chaos. […] Je recouds comme on recoud la vie. Comme on recoud les êtres humains, comme on recoud la nature, les forêts, les rivières, les insectes. Je crée des ex-voto à l’image d’un chamane investi d’une mission : celle de recoudre les blessures que l’on s’inflige trop souvent. Je brode comme on brode des histoires. Toutes les histoires. […] »
Née à Rouen en 1986, Alicia Lasne utilise la broderie comme une geste de réparation et de guérison. Hyper-sensible, elle est diagnostiquée autiste Asperger en 2022. Elle entre à l’atelier Véron et au fonds « Art sans exclusion » de l’association Egart en 2025.
Ces deux œuvres viennent rejoindre les 72 œuvres qui composent le fonds d’œuvres textiles des collections du musée. Avec cette acquisition, les œuvres d’Alicia Lasne entrent pour la première fois dans une collection publique française.


C’est vraiment un magnifique travail qui a tout à fait sa place à côté de Jacky Garnier, Jacques Trovic… Cela ne m’étonne pas que l’Atelier Véron mette le grappin dessus. Ce qu’il essaye de faire aussi pour Mina Mond (qui se vend très bien), mais son galeriste toulousaine (qui est aussi le responsable du Musée de Saint-Sever) a émis un petit rappel à l’ordre pour ne pas voir son artiste fétiche partir ailleurs.